jeudi 15 mai 2008

La gifle au tournant (aka l'ECN)

Je vais mourir de peur, je vais mourir de peur, je vais mourir de peur.
Dans 19 jours, respiration bloquée dès le matin.

Penser au concert de Radiohead dans 29 jours.
Penser à l'Allemagne, à l'Inde, à l'Allemagne.

En révisant l'ophtalmo hier, toujours la même conclusion, j'aime pas ça, et j'enleverai bien la moitié du programme moi.

mercredi 7 mai 2008

Les lampions

vendredi 2 mai 2008

Inde

Je crée un blog spécial "Inde" pour cet été.

Vous pourrez aller voir par là mes aventures indiennes.

lundi 21 avril 2008

La tumeur, le malaise, la sixième année d'études.

Je tiens à la main une feuille d'observation, je rentre et ferme la porte. J'ai lu sur les feuilles des infirmières qu'elle vient pour altération de l'état général. C'est un vague et fréquent motif de consultation.
C'était il y a longtemps la dernière fois. Une rencontre. Je les reconnais vite maintenant. Elles ont cette chose particulière, ce sentiment de quelque chose de "spécial".
Je re-rentre dans la peau de l'externe en cancérologie que j'étais il y a 9 mois.
Je tiens une main, je mets de la douceur dans mes gestes. Ce n'est pas que ces patients méritent "tout" mieux que les autres. Parfois, je prends le temps d'être le médecin que j'aimerais être plus tard. Mais peut-être est-ce une vocation, j'aime les rencontrer.

La tumeur, est là, évidente, cachée par un mouchoir de dentelle sous la chemise. Elle envahit une bonne partie du sein. Et elle a engendré des granulomes sur la peau aux alentours. Je retrouve une adénopathie axillaire sans surprise.

La patiente n'a jamais voulu se soigner. On évoque l'hôpital où j'ai fait mon stage. Cet hôpital lui fait peur. Elle nomme clairement son mal "c'est une tumeur maligne". Aucun examen complémentaire n'a jamais été fait.
Elle me raconte ses nombreux antécédents.
Elle me demande mon prénom.

Finalement elle me glissera, au fil de la conversation, comme les autres l'avaient fait, qu'elle est "heureuse de me voir, heureuse de me parler" car elle ne voit que son mari et sa fille. Elle se sent faiblir.

J'irais lui dire au revoir, après la relève. Elle me redemandera mon prénom.

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Quelques semaines plus tard.
Un matin où il n'y a personne aux urgences, à part nous, les futurs médecins et tous les chefs, qui tournons en rond dans le service à rien faire.
Je décide de sortir pour nous acheter des petites douceurs à la boulangerie. Tout le monde est ravi. Et moi, ravie de passer 10 minutes dehors en plein soleil et ciel bleu !

En fin de matinée, un patient arrive pour un malaise.
Eh bien, j'ai passé du temps à faire son observation, et j'ai pas mal rigolé avec ce patient, très agréable. J'aurais bien passé plus du temps à discuter avec lui de choses et d'autres, mais...

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Quelques mois après avoir écrit ces lignes, je me rends compte que j'ai déjà presque oublié ces histoires.
En ressentant une telle pression ces jours-ci sur mes épaules, en fuyant mon nouveau stage alors que j'ai toujours aimé mes matinées à l'hôpital, cela m'a rassurée de relire ces lignes, et de me rappeler que je suis capable de devenir ce "médecin". Dans un peu plus d'un mois, le fameux examen classant. Dans un peu plus de 2 mois, mon stage de médecine interne en Inde (le bonheur !). Puis les choix (généraliste pour sûr!), et le début de la vie d'interne. Il me reste 6 mois pour me métamorphoser...

mardi 1 avril 2008

Le médicament et moi : idées rapidement jetées sur le clavier

Un de mes premiers médicaments : Exomuc, que je prenais toujours petite quand j'avais une rhinopharyngite ou quelque chose dans le genre
L'eau : que je devais boire en grandes quantités et que je détestais lors de mes infections urinaires nombreuses de l'enfance
L'aspirine : qui faisait des bulles dans l'eau et qu'on me donnait quand j'avais mal à la tête

Quand je repense à ces différents médicaments et que j'essaie de retrouver quel était mon état d'esprit avant d'être plongée dans les études de médecine... le mot « magique » me vient à l'esprit. En effet, étant ignorante du mécanisme d'action des médicaments, c'était bien une potion magique que j'ingurgitais, un comprimé ou un liquide au goût parfois bizarre (mais les choses magiques ont forcément un goût particulier sinon cela ne fait pas très sérieux).On peut dire que cette magie opère toujours, puisque l'effet placebo est responsable de 30% de l'effet du médicament. L'on sait également que l'attitude du médecin lorsqu'il prescrit le médicament influence l'effet du médicament. Sans faire de recherches particulières, il m'apparaît très intéressant de se rendre compte que le « médicament » ou autre breuvage est très ancien, et présent dans toutes les civilisations.

Par ailleurs, aujourd'hui je suis assez réticente à prendre des médicaments (alors que je ne suis pas du tout contre l'allopathie) , et je me soigne généralement très mal. Je devrais m'oindre d'onguents régulièrement pour des problèmes cutanés, mais j'ai tout simplement la flemme, me dis-je, ce à quoi me répondent mes proches : « quelques minutes par jour, ce n'est pas très difficile ». Oui, mais... Peut-être est-ce un réflexe archaïque de ne pas vouloir montrer sa faiblesse en utilisant un médicament? Ou tout simplement de ne pas accepter que son corps ne puisse résister seul face aux maladies.

Je me demande bien comment j'expliquerai à un patient, qui n'aurait jamais vu de sa vie un médicament (ou quoi que ce soit de semblable), « vous devez prendre ceci pour vous guérir ».
Tous les jours, nous prescrivons des médicaments aux patients, et ceux ci ne posent même pas de question, ils savent déjà avant de consulter qu'ils resortiront probablement avec un médicament. Même parfois certains qui n'en auraient pas besoin, exigent leur médicament.

Récemment j'étais en stage aux Urgences, et bien-sûr l'un de mes rôles était de retrouver le traitement habituel exact de mes patients. Appel des médecins généralistes le plus souvent. Car rare est le patient qui se souvient de ce qu'il prend (comme quoi la confiance règne). Il m'est arrivé souvent d'être abasourdie :

1) D'une part parce qu' 1/5 des généralistes (à vue de nez, sur une expérience minime et subjective de 3 mois d'appels) ne savent pas ce que prennent leur patient exactement, ce qui sous-entend qu'ils n'ont pas de dossier relatif à leur patient. Enfin, ce que moi, j'appelle un dossier.

2) D'autre part que certains généralistes étaient incapables de m'expliquer la raison de telle ou telle prescription

3) Enfin qu'il reste malheureusement encore trop de listes effrayantes et sans fin de médicaments (mon professeur de pharmacologie n'avait de cesse de nous répéter qu'à partir de 2 ou 3 médicaments, on était bien incapables de dire exactement leur effets, à cause de l'inconnu de l'efficacité propre de chaque médicament lorsqu'il est associé à un autre. Dans certaines spécialités, on est bien souvent amené à associer plusieurs médicaments (le quatuor beta bloquants, anti agrégants plaquettaires, statines, IEC...), mais de là à en mettre 15...

Ayant sauté maintenant par dessus la barrière, je me retrouve en position (ou du moins dans quelques mois...) d'être le prescripteur aujourd'hui. L'information sur le médicament me semble fondamentale ; et je m'en rends compte chaque jour, lorsque mes proches me posent de nombreuses questions sur leur traitement...

Edit du 06/04/08 : petit rajout photographique...


Quand je pense "médicament" en dehors de tout contexte particulier, je pense "plante" .


lundi 31 mars 2008

Mes nouveaux fous guitaristes

Depuis un mois, je "vis" avec eux... une musique folle qui vous réveille en moins de deux.

jeudi 27 mars 2008

Deuxième carnaval

Si j´ai le temps, je participerai au deuxième carnaval des blogs médicaux de Lawrence et Zeclarr.




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